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Informations
diverses
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La localité
Esch-sur-Sûre
Esch-sur-Sûre, ville libre
Il n’est pas démontré quand Esch-sur-Sûre a
acquis sa liberté. Vu que les seigneurs d’ Esch-sur-Sûre entretenaient
d’excellents rapports avec la Maison des Comtes de Luxembourg, il est
possible qu’Esch ait été déclaré « ville libre » au 13e
siècle, quand presque toutes les grandes localités ont recu leur lettre
de franchise. Comme dernière date possible, il y a les années 1332-1348,
quand la plupart des lettres de franchise ont été délivrées.
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La Peste à
Esch-sur-Sûre
En 1636, presque tout le village d’Esch est mort
lors de l’épidémie de la peste. Seulement 5 ménages ont pu survivre,
parce qu’ils s’étaient retirés à temps à l’autre coté de la
Sure. La prairie ou ils avaient monté leur campement est situé juste
avant le barrage.
Le plus grand danger passé, les 9 hommes des 5
familles retrournaient au village, creusaient trois tombes géantes,
rassemblaient les cadavres et les enterraient. Au lieu d’une inscription
mortuaire, ils fixaient une croix sculptée dans du bois au poirier près
des tombes.
Plus tard, on a érigé à cet endroit une chapelle
qui a été détruite pendant l’Offensive de von Rundstedt. La chapelle
ne fut plus reconstruite, mais bien un autel avec une paroi arrière
couverte et à laquelle fut fixé la croix en bois. Ce monument se trouve
près du pont qui donne sur la route de Kaundorf. (photo)
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Les métiers
à Esch-sur-Sûre
Depuis le 16e siècle, Esch-sur-Sûre a été
une localité de tisserands. Le tissage a atteind son sommet au siècle
passé. La fabrique de draps existe toujours (photo).
Au 19e siècle, on trouvait à Esch une tannerie, une industrie
de gants assez importante, ainsi qu’une fabrique de bouchons en liège
– toutes trois ont disparues. Une seule industrie a survécue : la
fabrique de cierges et de bougies.
En plus, la plupart des habitants d’Esch
cultivaient la terre. Aujourd’hui, une seule exploitation reste au
village. Esch-sur-Sûre est devenu une localité touristique qui accueille
chaque année des milliers de visiteurs.
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La
société de Musique d’ Esch-sur-Sûre
En 1965, Esch-sur-Sûre a feté le 150e
anniversaire de son corps de musique. La « Philharmonie » a été
créé le 9 septembre 1815 par Pierre Krein.
Ce Pierre Krein, qui appartenait à la corporation
des « Siffleurs », avait à peine 15 ans quand il fondait la
société de musique d’Esch. Mais déjà en 1755, les Eschois auraient
fait de la musique, lors des fastueuses fetes de la chatelaiene du
Bost-Moulin, ils auraient amusé les gens.
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L’Eglise d’ Esch-sur-Sûre
La première église fut
construite après 774 par l’abbaye d’Echternach, et en 927, elle était la
propriété de l’abbaye de Stavelot. En 1345, Esch est paroisse et dépend
de l’évêque de Trèves.
L’église paroissiale
actuelle fut presque entièrement reconstruite en 1757, et cela sur les
fondations de l’ancienne église, dont le chœur et la nef avaient été
rénovés. L’autel principal date pour sa plus grande partie de l’église
d’avant 1757, peut-être même de 1678.
Le clocher fut érigé en
1805 et le portail cloûté date de l’an 1806.
(photo)
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La Chapelle sur la colline
La colline, où se trouvent
aujourd’hui le cimetière et la chapelle Ste Anne, fut vraisemblablement
un lieu de culte des Celtes et des Trévires dans le passé lointain.
Peut-etre y a-t-on érigé plus tard comme à la coutume, une croix
chrétienne, symbole de la victoire sur les païens.
(photo)
En l’an 1643, Esch-sur-Sûre
possédait trois maisons de Dieu : la chapelle du château pour les
habitants du château, la chapelle du village pour ceux qui vivaient dans
la ville-libre et la chapelle sur la colline pour ceux qui résidaient
en-dehors de la forteresse.
Début 1773, J.-B. Determe
faisait cadeau d’une relique de la Sainte-Croix à la chapelle sur la
colline. Determe du proche Sonlez près de Doncols (nord du Luxembourg)
fut confesseur de l’Impératrice Marie‑Thérèse et de sa fille
Marie‑Antoinette qui est devenue plus tard Reine de France. La particule
de la Sainte-Croix et l’acte d’authenticité se trouvent dans l’église du
village.
En aout 1782, Nicolas
Mertens plantait 4 tilleuls auprès de la chapelle où il y en avait déjà
deux. Tous les six entourent encore aujourd’hui la chapelle.
Dans les années 1803/06 un
cimetière paroissial en forme de fer à cheval fut aménagé autour de la
chapelle et clôturé par un mur. L’allée de tilleuls qui monte au
cimetière a été planté en 1840.
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La Statue de la Vierge
Au sommet de la crête du
château, devant la tour ronde, s’élève la statue de la Vierge, copie de
la Vierge Couronnée sur l’Esplanade en face de la Basilique de Lourdes
(photo). Elle se trouve sur un énorme socle et domine ainsi la
localité et la vallée. Cette statue de 3 mètres de haut, est exécutée en
cuivre et a été fabriquée par la firme Gottfried Lützeler de Stolberg
(Aix-la-Chapelle, Allemagne)
C'est une femme, condamnée
d'un cancer, qui, ayant été miraculeusement guérie par la Vierge de
Lourdes, fait élever cette statue en remerciement. La statue a été bénie
le 12 septembre 1810. Une inscription se trouve autour du socle:
"EXTRUXERE - AUX/ILIATRICI - SUAE - CIVES - ESCH AD SURAM", ce qui veut
dire: "Les habitants d'Esch-sur-Sûre l'ont érigée à leur assistante."
Dans l’Offensive des
Ardennes, elle fut fortement endommagée, mais réparée plus tard.
L’allée des maronniers qui
monte vers la statue a été plantée le 2 novembre 1939.
(photo)
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La route des Juifs et tradition unique
Au-delà du
« vieux pont »
se situe une troisième partie d'Esch-sur-Sûre (LOG-Esch et BURG-Esch)
appelée WETTELDORF-Esch qui naquit suite à la construction du
château-fort. Ce mot provient du mot hébreux BET (maison, prononcé VET)
et du mot EL (Dieu). Les premiers habitants de ce quartier auraient été
des juifs. Cette colonie juive ne pouvait être atteinte qu'à gué à
travers la Sûre. La route qui traverse ce quartier est appelée
communément « Route des Juifs ».
(photo)
Il existe à Esch, de temps immémorable, deux
« Burgbrennen », rite païen unique au Luxembourg, où l'on brûle
conjointement deux « feux »: l'un sur le LOG, chrétien, l'autre sur le
flanc de montagne opposé, sur la hauteur de WETTELDORF, juif.
L'exécution de ce rite à Esch est unique pour
le Luxembourg et continue à être fêté de nos jours le premier dimanche
de Carême.
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Les ponts à Esch-sur-Sûre
Le « vieux pont » enjambe
la Sûre vers la route qui monte à Kaundorf et qui donne au quartier
WETTELDORF. Il fut construit en 1787, et cela surtout pour
faciliter le commerce des tisserands avec le monde entier.
(photo)
Le « nouveau pont » fut
achevé en 1851 après que le tunnel routier était percé et la route
prolongée jusqu’au village.
Les Allemands firent sauter
les deux ponts la veille de Noel 1944. En 1951, le pont a été
reconstruit.
Jadis, il n’y avait
qu’une passerelle en bois pour le passage des gens, du bétail et des
charriots. Ce « pont des ânes » existait déjà aux temps féodaux. Il
traversait la Sûre près de l’actuelle Maison Communale et dont on peut
encore voir de nos jours le gué dans le jardin de l'autre côté de la
Sûre. Il donnait dans un sentier qui montait la montagne pour descendre
l’autre versant jusque dans la route Ettelbrück-Bastogne.
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Les tunnels d’Esch-sur-Sûre
Environ un kilomètre en val
d’Esch, un tunnel constitue la liaison avec la route
Ettelbrück-Bastogne. Ce tunnel routier, le plus vieux du pays, est
entièrement taillé dans la roche. Les travaux furent entrepris le 1er
mars 1850 et la percée était réalisée le 6 février 1851. Le tunnel avait
50 mètres de long, 3,75 mètres de large et 6 mètres de haut. Le 8 avril
1931, on commençait l’élargissement du tunnel : 2.650m3 de
pierre ont été à nouveau sautés de la roche.
(photo)
Le deuxième tunnel traverse
la crête du château. Le 9 février 1954, il était percé. Ce tunnel a une
largeur de 9 mètres et une longueur de 85 mètres. Il a été réalisé pour
faciliter la circulation en vue de la construction du barrage d’
Esch-sur-Sûre.
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Le Barrage d’ Esch-sur-Sûre et son lac
En remontant la Sûre, on
rencontre après un kilomètre le mur du barrage d’ Esch-sur-Sûre. Les
travaux furent commencés à la mi-septembre 1955 et la dernière partie du
mur fut terminée le 14 octobre 1957. Le mur d’une hauteur de 48 mètres
est d’une construction extrêmement svelte. Aux fondations, son épaisseur
est de 4,5 mètres et à la crête de 1,5 mètres seulement. Une route,
ouverte au trafic automobile, passe sur le mur. Elle est large de 8
mètres et longue de 170 mètres.
Avec la construction du
barrage, deux buts furent atteints :
-
gain d’énergie d’une retenue qui a une
capacité de 62 mio. m3 d’eau
-
création d’une réserve d’eau pour
desservir le pays en eau potable
La station de préparation
est sise à deux pas du mur. De nos jours la production de courant n’est
pas tellement importante, mais la station d’eau d’Esch fournit près de
70% de l’eau potable du Grand-Duché.
Le lac artificiel du barrage inonde la vallée de la Haute-Sûre sur une
longueur de 19 kilomètres. Le tronçon du lac entre le barrage et le
village de Lultzhausen est interdit à toutes activités sportives. Mais
au-delà de cette zone de protection, on pratique la nage, la pêche, la
voile, le canotage et la plongée.
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