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Histoire
- Seigneurs renommés
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Afin de
mieux comprendre l' importance des Seigneurs réputés
d'Esch-sur-Sûre, il y a lieu de les placer dans le contexte
historique.
Ces seigneurs
ont excellé par des actions bravoureuses pendant les croisades.
Qu'est-ce
que l'époque des croisades?
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Les
croisades
"Les
croisades sont des actions militaires de chrétiens
prêchées au nom de la libération de Jérusalem,
conquise aux Arabes Abbassides par les Turcs en
1078. Certaines ont été l'occasion de véritables
campagnes militaires. Les Turcs, à la différence des
Arabes, avaient interdit aux pèlerins l'accès à
Jérusalem et donc aux lieux saints, ce qui déclencha
une réaction virulente des chrétiens d'Occident,
aussi bien dans la noblesse que dans le reste de la
population.
La
première croisade débute en 1095, soit 17 ans après
l'invasion turque.
Elles
se sont déroulées entre les XIe et XIIIe siècles.
Elles trouvèrent leur origine dans la volonté des
chrétiens d'Occident de reprendre Jérusalem aux
Turcs."
(source:
Wikipedia)
Première croisade 1096-1099
"En
1096, l'empereur byzantin Alexis Ier
Comnène demanda à l'Occident de l'aider à défendre
son empire contre les Seldjoukides. Cette demande
rejoignait les préoccupations du moine Pierre
l'Ermite et du pape Urbain II (pontificat de
1088 à 1099) qui au cours d'un prêche public le 27
novembre 1095, dixième jour du Concile de Clermont,
appela aux armes toute la chrétienté, un appel à la
défense de la foi menacée par la nouvelle invasion
musulmane et la prise de possession de l'Asie
mineure par les Turcs : de Nicée dont l'Islam avait
pris le contrôle 14 ans plus tôt, on pouvait à tout
instant surprendre Constantinople. Le cri de « Dieu
le veut ! » (« Dieu li volt ! ») devint le cri de
ralliement général, et le pape demanda aux soldats
de se marquer du signe de la croix. Cette guerre
serait considérée comme pénitence pour les croisés,
une indulgence plénière. Les croisés marchèrent vers
Jérusalem, plusieurs villes chrétiennes sur leur
route furent mises à sac. En 1099, ils s'emparèrent
de Jérusalem, et tous les habitants encore dans la
ville furent massacrés. À la suite de la première
croisade, plusieurs petits États furent créés,
notamment le Royaume de Jérusalem, qui subsista
pendant un siècle. Antioche et Édesse furent aussi
reprises.
Godefroy de Bouillon refusa d'être nommé roi du
Royaume de Jérusalem. Il dit: "Je ne porterais pas
une couronne d'or, là où le Christ porta une
couronne d'épines". Il fut alors l'Avoué du
Saint-Sépulcre, soit "advocatus Sancti Sepulchri".
Quelques mois plus tard après la mort de Godefroy
son frère Baudouin, Comte d'Edesse, se fit couronner
Roi de Jérusalem par le patriarche latin de la
ville."
(source: Wikipedia)
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Carte d'Europe Orientale,
basée sur celle dans Kenneth Setton,
A History of the Crusades,
vol. 1, p. 30.
- La ligne jaune représente
le trajet de l'armée de Godefroy
- La
rouge celui de Raimond de Saint-Gilles
- L'orange
celui des deux Robert
- La
noire celui de Bohémond de Tarente
- La bleue représente la
route commune suivie par Raymond, les deux
Robert et Bohémond.
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A présent, nous pouvons
aborder les seigneurs d'Esch-sur-Sûre et leurs actes héroïques.
Henri et Godefroy d'Esch
ont pris part à la première croisade.
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Quels ont été les préparatifs à la première croisade?
Le concile de Clermont se termina par le
fameux appel aux armes du pape Urbain II
qui connut un succès retentissant et
donna naissance à la première croisade.
Le pape en envoyant des chevaliers
turbulents se battre dans une guerre étrangère
assurait ainsi la paix au sein de la
chrétienté.
Il semble bien que la prédiction du pape
inclût des rétributions spirituelles aux guerriers de la croisade.
Ces derniers reçurent la rémission des
péchés, l’indulgence de toute autre pénitence
et la promesse d’une vie éternelle pour
ceux qui mourront.
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Le pape Urbain II arrivant en France pour prêcher la
croisade, miniature dans le " Roman de Godefroi de Bouillon", XIVe
siècle, B. N., Paris
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Etait venu le mois d’août de l’an de l’incarnation 1096,
le quinzième jour du mois,
le vaillant duc Godefroy de Bouillon, duc de
Lorraine assembla ceux qui
devaient être ces compagnons de route et sortit de son
pays à grand appareillement:
le frère cadet du duc de
Basse-Lotharingie, Baudouin de II cote de Hainaut,
Pierre de Stenay, Donon de Cons, Baudoin
de Stavelot, Conon de Montaigu,
Henri et
Godefroy d’Esch (chevaliers très courageux et princes
illustres).
Henri et Godefroy
d’Esch participaient
sous le nom de Ascha ou de Ascha castello.
Ils
sont cités à maintes reprises parmi les plus importants et les plus
courageux des croisés.
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Godefroy quittant pour la croisade, miniature dans
"Histoire d'Outremer", XIIIe siècle, Bibliothèque Municipale
Boulogne-sur-Mer.
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Les actions
distinguées de Godfroy de Ascha
Il est à noter que Godefroy semble avoir été un
négociateur plutôt qu’un guerrier.
Avant le départ des croisés Godefroy de Ascha est envoyé
comme émissaire auprès du roi de Hongrie pour assurer le passage des
croisés à travers la Hongrie.
A l’arrivé des croisés devant Constantinople, l’empereur
grec Alexis Ier Commène sollicitait Godefroy de Bouillon de lui rendre
visite, mais celui-ci plein de méfiance, refusait.
Enfin il se fit présenter par trois nobles hommes parmi
lesquels Godefroy de Ascha.
Deux textes syriaques permettent de supposer, avec assez
de vraisemblance, que Godefroy prit part au siège de Jérusalem, resta en
Palestine, fut fait prisonnier vers 1103 et envoyé en Egypte. Godefroy
fut mis en liberté, mais seulement peu avant 1138, alors qu’il avait
atteint un grand âge.
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Alexis Ier Comnène (1081-1118)
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Les actions rusées de
Henri de Ascha
Il se distingua fort au cours de cette expédition, aussi
le duc Godefroy
dont il était d’ailleurs l’homme et qu’il servait depuis
de nombreuses années
le prisait-il très haut.
En 1097, durant le siège de Nicée, pendant que tout le
monde essayait à faire brèche,
Henri de Ascha
et le comte Hartmann, l’un des principaux de l’Allemagne,
hommes nobles et vaillants, approchèrent des murs une
machine artistement faite,
nommée renard, sous laquelle des hommes, à l’abri des
traits et des pierres,
devaient saper le mur.
Henri
de Ascha mourut de la Peste en 1098 à Tourbessel.
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Prise de Nicée par les croisés, dans "Histoire de la guerre sainte" de
Guillaume de Tyr, XIIIe siècle, Ms fr. 5220, fol. 45v., Bibliothèque de
l'Arsenal.
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Les leaders
d'hommes Henri et Godefroy de Ascha
En
1097, on alla mettre le siège devant Antioche et
Henri de Ascha
fut
l’un des huit chefs (duc Godefroid, Boémond, Renaud de Toul, etc.) qui
devaient marcher devant l’armée et la diriger.
Durant
le siège, Henri de Ascha et son frère
Godefroy, soldats qui causèrent
toujours de grandes pertes aux ennemis s’attachèrent à empêcher les
Turcs de sortir
d’Antioche ou d’y entrer. C’est à eux qu’incombait le travail le plus
soutenu et le plus pénible.
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Prise d'Antioche par les
croisés, miniature dans
"Les passages faits Outremer par
les Français contre les Turcs et autres Sarrazins et Maures outremarins"
de Sébastien Mamerot, 1490, BN, Paris.
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